jeudi 31 décembre 2009

31 décembre, jour noir pour les petites villes...

Quand j'étais encore tribunal ou "c'était du temps où je m'appellais Jacky" (Brel)
Aujourd'hui 31 décembre 2009, c'est la fin d'une longue époque dans près de 200 petites villes avec la suppression des tribunaux d'instance. On remet les clés des bâtiments aux maires.
Dans la région, on pense à Orthez, Biarritz, Bagnères, Lourdes, Lectoure, Mirande, Nérac, La Réole, Bazas, Blaye, Lesparre, Ribérac, Nontron, Barbezieux, Ruffec, Gourdon etc..
A Saint Sever, les fonctionnaires, le barreau, le parquet, les juges et... les politiques montois ont avancé la curée au 31 janvier 2009.
Attention, le tour des villes moyennes viendra, rappelez vous des Caisses d'Epargne. Il y avait 3 caisses principales dans le département des Landes ( Dax, Mont de Marsan et Saint Sever). Saint Sever est comme d'habitude partie la première sans que les montois ne bronchent. Maintenant, la seule caisse d'épargne est interdépartementale.
Après le dépeçage des administrations et des services publics dans les petites villes viendra celui des villes moyennes. Dans moins de 50 ans, il y aura en raison des moyens informatiques, un centre des impôts-perception par département. Si vous n'avez pas de problèmes pour payer vos impôts,combien de fois dans votre vie avez-vous besoin d'aller à la perception ?
Les majorités politiques de l'état changent et les tendances restent...
Il me reste à faire, lors de mes randonnées occitanes, une étude sur les affectations des anciens locaux de la justice des petites villes (prisons, tribunaux). Je vous en informerai dans quelques années sur mon blog YPF DICO

mercredi 9 décembre 2009

Avant et après

Vue aérienne de l'ancien couvent des Ursulines
Vue satellite de l'ancien tribunal et de l'ancien enclos des Ursulines
Tuiles en vadrouille

Salle d'audience début 2009
Même vue fin 2009


Je viens de recevoir un mail d'un ami, ingénieur du son, qui signale les faits suivants :



BRICOLAGES ACOUSTIQUES



- "Est-ce que les trous trous sont des résonateurs de Helmoltz ?
- Dans ce cas, est-il possible de connaître les fréquences de coupures calculées par les architectes ?
( la formule est ici :
http://subaru2.univ-lemans.fr/enseignements/physique/02/meca/resohelm.html )
- Ou alors est-ce uniquement un gadget pour empêcher la réverbération du son, ce qui est une hérésie première : en effet, dans TOUTES les salles de concert, l'arrière de la scène est réverbérant.
Ce n'est que DERRIÈRE les auditeurs que l'on place des dispositifs amortisseurs d'écho et autres réverbérations.
- Le faux plafond, par contre, va être source de résonances parasites, les plaques posées sur châssis alu étant en perpétuelle vibration.
Et ceci d'autant que la section percussions visible sur la photo est relativement importante".


J'avoue humblement qu'en acoustique, je n'y connais rien car mes études scientifiques se sont arrêtées en math.élem. avec néanmoins un 16 sur 20 en physique au bac. Je précise cela pour ceux qui absents de Saint Sever, dans les années 1960, pensent que je suis un littéraire d'origine. Si par la suite, j'ai fait des études de géographie, c'est parce que, avant 1968, seule la fac de lettres permettait aux pions de sécher plus de 3 TP par année scolaire.



Je ne reviendrai pas sur le refus par le maire, seul, des archives départementales des tribunaux des Landes, voir :

http://ypfh2so4.blogspot.com/2009/10/pourquoi-t-il-refuse-les-archives_18.html
Ni sur les mystères créés par le maire de Saint Sever lors de l'annonce de la fermeture du tribunal :



Historique de la dissimulation de l'ancienne salle d'audience :

Ces travaux ont été réalisés dans le plus grand secret. Alors que les commissions culture et travaux se promènent dans tous les bâtiments communaux pour faire l'état de lieux. Jamais une des deux commissions compétentes n'a visité le tribunal avant sa transformation en conservatoire municipal de musique. Les travaux ont débuté immédiatement après la remise des clés et l'état des lieux fait par le ministère de la justice.


Les risques futurs sur le décor dissimulé :

Avec l'entretien négligé des toitures de l'ancien tribunal (voir depuis la rue des Ursulines, les dégâts non encore réparés depuis la tempête à ce jour 11.12.09 et photo ci-dessus), on peut craindre des infiltrations d'eau sur les décors dissimulés. Quand l'humidité passera à travers le nouveau décor, il sera peut être trop tard pour les stucs du début du XIXème.


Au sujet des infiltrations d'eau, je me pose la question :
Lors des longues périodes de pluie hivernale, envoie t on les employés des services techniques faire le tour des greniers ? La réponse est simple voir les toiles d'araignées sur les portes et les trappes des combles.

Qui sont les responsables de cette dissimulation voire de la dégradation des stucs ?

Le maire et un tout petit nombre d'élus.
Si dans un jour lointain, en modifiant à nouveau l'ancienne salle d'audience, on retrouve les stucs abîmés par les fixations des doubles cloisons et du faux plafond, on connaîtra le nom de tous ceux, élus, fonctionnaires, entrepreneur et ouvriers qui ont laissé faire l'éventuel massacre.
Malgré que ce bâtiment ne soit pas protégé au titre des monuments historiques, le groupe d'opposition a adressé, pour information, à tous les services de l'état concernés par la protection du patrimoine, les photos de la salle d'audience avant et après les travaux.


Gaspillage d'un potentiel architectural et manque d'ambition

Les restes de l'ancien couvent des Ursulines constituent une richesse patrimoniale unique dans le centre de la ville. Il s'agit de l'ancien tribunal, de la grange longeant la rue des Ursulines et du grand jardin contigu actuellement en friche. Avec un tel ensemble, il y avait des possibilités énormes pour réaliser une grande opération d'urbanisme en plein centre (commerces, parking, hôtel, restaurant, etc..).


L'équipe municipale en place préfère y loger quelques associations locales qui pourraient partager des locaux dans d'autres bâtiments communaux.
La majorité n'a même pas compris que la police municipale pouvait s'installer dans ces lieux plutôt d'avoir à payer un loyer à un particulier. Pour une mairie qui défend, soi disant, le public, elle loge un service public et qui plus est de droit régalien, dans un local privé alors qu'il y a pléthore de locaux municipaux sous occupés ou vacants .
Un comble !